Le ministre Demir fait une première et remet le Prix de l'énergie Encon lors d'une cérémonie virtuelle
Bilzen/Bruxelles/Louvain/Schoten - Comme d'habitude, le ministre flamand de l'Énergie a remis cette année encore le Prix Encon de l'Énergie à l'étudiant ayant rédigé le meilleur mémoire sur le développement durable et les économies d'énergie. Cette 9e édition était toutefois très particulière, car la cérémonie s'est déroulée entièrement en ligne. Le ministre Demir s'est montré prêt à participer de manière créative à cette approche un peu innovante, qui montre que même aujourd'hui, avec un peu d'ingéniosité, beaucoup de choses restent possibles.

"En cette période de coronavirus, on doit trouver des solutions créatives », explique Robin Bruninx, directeur général d’Encon et président du jury du Prix de l’Énergie Encon. « C’est pourquoi on a décidé d’organiser la cérémonie en ligne. On tient vraiment à remercier la ministre d’avoir accepté de participer à cette remise de prix virtuelle. » La ministre flamande de l’Énergie, Zuhal Demir, a approuvé cette approche : « Ce concept innovant correspond bien au caractère novateur du mémoire, et je tiens à le soutenir, même en période de distanciation sociale. Il s’agit ici d’une ingénieure flamande qui apporte une contribution importante à la transition énergétique. Car on utilise de plus en plus d’énergies renouvelables en Flandre. Ce mémoire montre que c’est aussi économiquement viable. Ça mérite donc vraiment d’être mis en avant. "
Une thèse qui ouvre la voie à un marché de l’énergie résidentiel flexible
Anne-Claire Legon, étudiante à la KU Leuven, a remporté cette année le très convoité Prix Encon de l’Énergie. Avec sa thèse sur la consommation d’énergie flexible dans les logements résidentiels, elle a accompli un travail important pour ouvrir la voie à la transition énergétique sur le marché résidentiel. La neuvième édition du Prix Encon de l’Énergie a une nouvelle fois reçu un grand nombre de candidatures de qualité. Mais le jury a finalement décidé à l’unanimité de retenir la thèse d’Anne-Claire : « Le marché résidentiel des énergies renouvelables en est encore à ses balbutiements en Flandre », explique Robin Bruninx, directeur général d’Encon et président du jury. « Ça rend ce mémoire non seulement innovant, mais aussi applicable dans la pratique. En plus, Anne-Claire a réussi à présenter ce sujet complexe de manière très claire au jury, ce qui n’est vraiment pas facile. »
À l’avenir, les particuliers contribueront encore davantage à la transition vers les énergies renouvelables
On utilise de plus en plus d’énergies renouvelables. Mais celles-ci sont aussi imprévisibles et variables. En effet, on ne peut pas contrôler quand le vent souffle, à quelle vitesse il souffle ni quand le soleil brille. Ce qu’on peut contrôler, c’est notre demande en énergie : à quels moments on utilise de l’énergie, en quelle quantité et pendant combien de temps. Les recherches d’Anne-Claire Legon s’appuient sur ce constat : « Sur le marché de l’énergie actuel, l’offre d’électricité s’adapte encore à la demande. Mais vu la demande croissante en énergie renouvelable, on va devoir passer, dans les années à venir, à un marché où la demande d’électricité s’adaptera à l’offre. Et dans ma thèse, j’ai cherché à savoir si et comment c’était possible », explique Anne-Claire.
Les logements du futur seront principalement chauffés à l’électricité, par exemple avec une pompe à chaleur. Du coup, la consommation d’électricité va augmenter de manière significative. Et si on veut recourir de plus en plus aux sources durables, il faut donc que le réseau soit flexible. « Cette thèse repose sur un modèle mathématique très complexe. Un modèle qui tient compte de l’avenir et adapte la consommation d’énergie actuelle en conséquence. Dans la thèse, on prend l’exemple d’un quartier où la demande de chaleur des maisons est régulée par le modèle. Résultat : le confort énergétique est meilleur, et la facture énergétique plus basse. Pourquoi est-ce important ? Anne-Claire démontre dans sa thèse qu’une consommation d’énergie flexible, adaptée à l’offre, est tout à fait possible, et qu’on peut donc aborder l’avenir l’esprit tranquille, dans un monde où l’utilisation des énergies renouvelables sera la norme », explique Bruninx. « En plus, une flexibilité accrue du réseau peut aussi rendre celui-ci plus abordable. Ça correspond tout à fait à ma conviction que la durabilité apporte toujours, au final, un avantage économique. »
Un avenir où l’énergie durable sera la norme, même pour les particuliers. Grâce à cette thèse, cet avenir semble en tout cas déjà un peu plus proche. Et le fait que la Flandre soit un précurseur dans ce domaine – tant en termes de talents que de savoir-faire – a également été confirmé par la ministre Demir : « Ça me fait plaisir de voir comment de jeunes étudiants flamands, et dans ce cas précis une jeune femme talentueuse, cherchent avec nous des réponses aux nombreux défis que pose la transition énergétique. En tant que Limbourgeoise, je tiens aussi à remercier tout particulièrement Encon, une entreprise limbourgeoise, d’avoir mis en avant ces étudiants et leurs idées. "

