Robin Bruninx est en lice pour le titre de « Professionnel de la RSE de l'année 2019 »
Robin Bruninx, directeur général et fondateur d’Encon, société spécialisée dans le secteur de l’énergie, a été sélectionné par un jury d’experts comme finaliste du prix « Professionnel RSE de l’année 2019 ». Ce fervent défenseur du développement durable sera en compétition avec Caroline Pauwels, rectrice de la Vrije Universiteit Brussel, et Greet Vanderheyden, responsable du développement durable chez Alpro, lors de la cérémonie de remise des prix qui se tiendra le 20 février. C'est donc une PME qui affronte deux acteurs majeurs. Le public pourra voter pour le professionnel de son choix lors de l'événement, mais le vote en ligne est également ouvert jusqu'au 19 février.

Le fondateur de la société spécialisée dans le développement durable Encon figure parmi les trois finalistes
« Le Professionnel RSE de l’année 2019 joue un rôle stratégique et indispensable en matière de RSE au sein de son entreprise ou de son organisation, en tant que moteur, source d’inspiration ou acteur de la mise en œuvre », explique l’organisation à but non lucratif Time4Society, qui, en collaboration notamment avec Trends et Engie, est à l’origine de ce prix. Des mots qui décrivent parfaitement M. Bruninx, entrepreneur passionné et fer de lance de la révolution du développement durable. « J’ai créé Encon en 2002, convaincu qu’investir dans le développement durable était dans tous les cas rentable », explique M. Bruninx. « Le film d’Al Gore (Une vérité qui dérange, ndlr) n’était pas encore sorti. Je ne me rendais pas compte non plus à l’époque que ce que je faisais allait plus tard être qualifié de RSE. Mais j’avais le sentiment que le développement durable était la seule option pour l’avenir de notre planète. »
Le développement durable dans l’ADN
Le parcours d’Encon au cours des 18 dernières années démontre clairement que la vision de Bruninx en matière de développement durable porte ses fruits. Cette entreprise spécialisée dans le développement durable, qui a démarré sans capital mais avec une bonne idée, est depuis devenue une référence dans le secteur et peut se targuer de posséder l’immeuble de bureaux le plus durable d’Europe. Bruninx : « Je dois admettre que j’ai placé la barre beaucoup plus haut pour notre entreprise que pour nos clients. Notre nouvel immeuble de bureaux, Infinity, en est un bon exemple. Ce projet n’a pas été facile à mener à bien, et pourtant, il est bien là. Parce que nous nous le devions. »
Cette approche ambitieuse transparaît clairement dans Infinity. Compte tenu des activités d’Encon, le fait que le bâtiment soit techniquement très avancé est, dans une certaine mesure, prévisible. Mais à Infinity, le concept de développement durable a été appliqué à absolument tout : des grains de café à la consommation d’eau, en passant par le mobilier du restaurant et les produits utilisés pour la cuisine. Tout est issu de l’approvisionnement local, réutilisé ou issu du commerce équitable si cela n’est pas disponible localement. Il est même prévu de construire une serre sur le site, où des légumes seront cultivés pour la consommation interne de l’entreprise. Infinity dispose également de l’un des plus grands réseaux privés de bornes de recharge du pays, avec une capacité de recharge de 300 kW. Le nombre de bornes de recharge va bientôt doubler. Et cela est nécessaire, car Encon vise à disposer d’une flotte entièrement électrique d’ici deux ans.
Mais M. Bruninx promeut également le concept de durabilité avec beaucoup d’enthousiasme auprès du grand public. Avec le Prix Encon de l’Énergie, par exemple, M. Bruninx vise à inciter tant les étudiants que les établissements d’enseignement à accorder davantage d’attention au développement durable. Mais il contribue également à des programmes destinés à susciter l’intérêt des filles pour les disciplines STEM : « Dans l’industrie d’aujourd’hui, près de la moitié de toute la créativité technique reste inexploitée. La créativité de la moitié féminine de la population », explique M. Bruninx.
Au-delà de l’impact que son entreprise peut avoir dans sa propre région, M. Bruninx porte également son regard vers l’autre bout de la planète. Il est administrateur d’une organisation à but non lucratif qui plante des arbres en Afrique. L’objectif est d’en planter 10 millions. Ceux-ci contribuent non seulement à la lutte contre le réchauffement climatique, mais fournissent également de la nourriture et un revenu à la population locale. 600 000 de ces arbres ont déjà été plantés. Ils aident environ 2 500 personnes à mener une vie meilleure.
Un processus de sélection rigoureux
Mais on ne devient pas « Professionnel RSE de l’année » du jour au lendemain. De plus en plus d’entreprises investissent dans des pratiques commerciales durables et considèrent la RSE comme un élément clé de leur stratégie d’entreprise. Il n’est donc pas étonnant qu’un grand nombre de candidats aient été nominés cette année encore, tous ayant soumis un dossier de candidature complet. Au cours de la période de sélection qui a suivi, le jury et le comité de pilotage ont présélectionné 10 candidats, à raison de cinq par groupe linguistique. Ces candidats ont été invités à présenter leur dossier devant le jury. Parmi eux, six finalistes ont finalement été retenus, trois par groupe linguistique. Lors de la finale pour la Flandre, Robin Bruninx affrontera Caroline Pauwels, rectrice de la Vrije Universiteit Brussel, et Greet Vanderheyden, responsable du développement durable chez Alpro.
Le prix est décerné pour la quatrième fois cette année. Parmi les lauréats précédents figurent Ann Claes (JBC), Pascal Léglise (Carrefour Belgique) et Eric de Deckere (Port d’Anvers). « Ce ne sont pas des moindres », déclare M. Bruninx. « Je me sens également très honoré de me retrouver sur la scène de la RSE aux côtés de Caroline et Greet, que j’admire énormément. Le développement durable est inscrit dans notre ADN et fait partie intégrante de la culture de notre entreprise. Pas seulement pour moi, mais tout autant pour nos collaborateurs », ajoute M. Bruninx.

