Un environnement de travail sain grâce aux certifications immobilières adaptées
Les certifications des bâtiments, telles que BREEAM, WELL et LEED, aident les entreprises à créer un environnement de travail durable, sain et performant. En quoi diffèrent-elles ?

Le pilier « S ». En tant qu’entreprise durable, vous vous engagez à respecter les trois piliers ESG : Environnement, Social et Gouvernance. Dans le domaine « Social », un environnement de travail sain est un facteur clé du bien-être de vos collaborateurs. Après tout, ils passent une grande partie de leur temps au bureau.
Conseil. Un environnement de travail agréable contribue à réduire les problèmes de santé tels que le stress, la fatigue et le burn-out. Cela se traduit par une baisse des taux d’absentéisme et d’arrêts maladie, une productivité accrue et une meilleure image de marque auprès de vos clients, de vos collaborateurs potentiels et des autres parties prenantes.
Évaluation. Les certifications telles que BREEAM, WELL et LEED sont des systèmes d’évaluation indépendants et coordonnés en externe qui permettent de mesurer la durabilité des bâtiments. Cette évaluation s’appuie sur un large éventail de paramètres. Ces trois certifications mettent également l’accent, en partie, sur l’amélioration de l’environnement de travail et contribuent au bien-être physique et mental des utilisateurs. Toutefois, leur contenu et leur approche diffèrent.
BREEAM
BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method) est l’une des normes de durabilité les plus utilisées au monde. Cette certification évalue les bâtiments selon dix catégories dans lesquelles divers aspects de la durabilité sont pris en compte. Au sein de ces catégories, il existe plus de 90 critères auxquels un bâtiment peut répondre.
Santé et bien-être
Outre les aspects tels que l’énergie, les émissions de CO₂, l’eau, les déchets, les matériaux et la biodiversité, BREEAM comporte une catégorie distincte intitulée « Santé et bien-être ». Celle-ci porte notamment sur :
- le confort thermique (température intérieure agréable grâce à un système de régulation climatique facilement réglable) ;
- la qualité de l’air (systèmes de ventilation, surveillance du CO₂ et réduction des substances nocives) ;
- la lumière naturelle, les vues sur l’extérieur et l’éclairage artificiel (afin d’améliorer le confort de travail des employés) ;
- le confort acoustique (réduction du bruit provenant de sources situées à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment) ;
- la qualité de l’eau potable et les installations correspondantes ;
- l’accès aux espaces verts et à la nature.
Conseil
Outre cette catégorie spécifique « Santé et bien-être », d’autres catégories apportent également des contributions indirectes, telles que « Matériaux » (par exemple, l’utilisation de matériaux non toxiques) et « Pollution » (par exemple, la réduction de la pollution atmosphérique).
Le résultat ?
En fonction du score obtenu dans les différentes catégories, un bâtiment peut atteindre l’un des cinq niveaux de certification BREEAM : Pass, Good, Very Good, Excellent ou Outstanding.
LEED
LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) est le système de certification le plus répandu aux États-Unis. En Europe, LEED est de plus en plus utilisé par les entreprises internationales et les multinationales américaines qui souhaitent appliquer une norme de développement durable cohérente sur l’ensemble de leurs sites à travers le monde. Ici aussi, les bâtiments sont évalués sur la base de huit catégories.
Qualité de l’environnement intérieur
Il existe une catégorie spécifique intitulée « Qualité de l’environnement intérieur » qui met l’accent sur le bien-être et la santé des employés. Celle-ci couvre, entre autres :
- la qualité de l’air et la ventilation (y compris la limitation des substances nocives et la surveillance du CO₂) ;
- le confort thermique ;
- l’éclairage (y compris la température de couleur et la prévention de l’éblouissement) ainsi que l’apport de lumière naturelle ;
- le confort acoustique (y compris la gestion du bruit de fond, de la réverbération et de l’isolation acoustique) ;
- la qualité de l’eau potable ;
- le lien visuel avec l’extérieur (par exemple, la vue sur la nature).
Conseil
Au-delà de cette catégorie « Qualité de l’environnement intérieur », les sections « Sites durables », « Efficacité hydrique » et « Énergie et atmosphère » contribuent également de manière indirecte au bien-être des employés.
Le résultat ?
En fonction des points obtenus, un bâtiment peut atteindre l’un des quatre niveaux de certification LEED : Certifié, Argent, Or ou Platine.
WELL
Alors que les certifications BREEAM et LEED ont une portée plus large en matière de développement durable, la certification WELL évalue spécifiquement la manière dont un bâtiment et son exploitation contribuent au bien-être, à la santé et au confort de ses utilisateurs. Cette évaluation s’appuie sur plus de 100 critères répartis en dix catégories liées aux aspects suivants :
- la qualité de l’air intérieur et la ventilation ;
- la qualité, la pureté et la disponibilité de l’eau potable ;
- les options alimentaires saines au sein du bâtiment ;
- la lumière naturelle, l’éclairage et le confort visuel ;
- l’accès à l’activité physique et l’ergonomie ;
- le confort thermique ;
- l’acoustique et la réduction du bruit ;
- l’utilisation de matériaux non toxiques et durables ;
- le bien-être mental, la relaxation et la réduction du stress ;
- la communauté (en mettant l’accent sur l’inclusion, l’accessibilité, l’interaction sociale, les espaces extérieurs, etc.).
Le résultat ?
WELL fonctionne selon un système basé sur la performance : un bâtiment doit répondre à certaines normes en matière de santé et de bien-être. En fonction du nombre de points obtenus, le système attribue différents niveaux de certification : Argent, Or et Platine.
Comment obtenir une telle certification ?
Consultant et évaluateur agréés
Pour obtenir une certification BREEAM, WELL ou LEED, il est préférable de faire appel à un consultant agréé capable de vous guider tout au long du processus, de la préparation à la mise en œuvre jusqu’à l’inspection finale. Fort de son expertise, il vous aidera à vous concentrer sur les critères les plus pertinents, à gagner du temps et ainsi à éviter des coûts superflus. De plus, le recours à un évaluateur chargé de vérifier le respect des critères est également obligatoire pour l’obtention de la certification.
Combien cela coûte-t-il ?
Prévoyez un budget de plusieurs milliers d’euros au minimum. En fonction de la complexité du projet et de la classe de certification choisie, le coût peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. Cependant, n’oubliez pas qu’un investissement dans le développement durable peut être rentabilisé grâce à des améliorations dans les domaines des ressources humaines (attirer du personnel), des finances (obtenir de meilleurs financements), de l’exploitation (réduire les coûts d’exploitation) et des ventes/du marketing (meilleures ventes, locations, communication et positionnement). Ces bénéfices dépendent toujours des priorités des parties prenantes.
Conseil
Si une certification s’avère trop contraignante ou trop coûteuse, vous pouvez toujours opter pour un niveau de certification inférieur.
Alors que les certifications BREEAM et LEED couvrent un champ d’action plus large en matière de développement durable, la certification WELL évalue spécifiquement la manière dont votre bâtiment contribue au bien-être, à la santé et au confort de ses utilisateurs. Elle nécessite un investissement, mais elle contribue à rendre votre entreprise plus compétitive et pérenne.

